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Le mécanisme du sommeil

L’alternance veille sommeil
Impossible de se passer de dormir : le sommeil est un besoin physiologique et nous sommes programmés pour dormir à intervalles réguliers. C’est le principe de l’alternance veille/sommeil.
Les rythmes de sommeil sont régulés par une « horloge interne » réglée sur l’alternance jour/nuit.
L’horloge biologique est réglée sur un rythme d’environ 24 heures, correspondant à l’alternance jour/nuit : c’est ce qu’on appelle la régulation circadienne.

Les cycles de sommeil

Le sommeil est constitué de cycles successifs. Chaque cycle de sommeil débute par du sommeil lent et s’achève par du sommeil paradoxal.

Le sommeil lent se compose de quatre stades : les stades 1 et 2 correspondent au sommeil léger, les stades 3 et 4 au sommeil profond.

  • Le stade 1 est un stade de transition : le dormeur n’a pas l’impression de dormir et peut être réveillé par le moindre bruit.
  • Le stade 2 est le stade du sommeil confirmé, au cours duquel l’activité du cerveau diminue peu à peu. Les muscles se détendent, la température corporelle et la pression artérielle diminuent, le cœur bat moins vite.
  • Dans les stades 3 et 4, le sommeil est profond et l’activité cérébrale ralentie. Il est difficile de réveiller le dormeur, car son cerveau est de plus en plus insensible aux stimulations extérieures. L’hypophyse sécrète de l’hormone de croissance, le foie, le cerveau et les muscles reconstituent leurs réserves d’énergie.
  • A l’issue du stade 4 survient le sommeil paradoxal. L’activité cérébrale devient intense, et est assez proche de celle de l’éveil. Des mouvements des yeux très rapides, en saccades, se produisent. En revanche, les muscles sont complètement inertes. C’est au cours du sommeil paradoxal que l’on rêve le plus.

Ensuite débute un nouveau cycle.
Les cycles de sommeil sont tous structurés de façon identique, mais la proportion de sommeil lent et de sommeil paradoxal dans chaque cycle varie au cours de la nuit : la première partie de nuit contient plus de sommeil profond, tandis que le sommeil léger et le sommeil paradoxal sont plus présents en seconde partie de nuit.
A chacun son sommeil

Le nombre et la durée des cycles de sommeil varient selon l’âge et selon les individus.

Le sommeil du nouveau-né

Le nouveau-né ne fait pas la distinction entre le jour et la nuit, et ses cycles de sommeil se répartissent sur 24 heures. Il dort environ 16 à 17 heures par 24 heures.
Les cycles de sommeil sont brefs (il y en a entre 18 et 20 par 24 heures), et majoritairement composés de « sommeil agité », équivalent du sommeil paradoxal chez le nouveau-né.
L’alternance veille-sommeil se met progressivement en place, au cours des 4 à 6 premières semaines de vie, grâce à la maturation cérébrale. La relation mère-bébé, la prise alimentaire à heures fixes, ou encore l’alternance lumière-obscurité, jouent également un rôle dans la mise en place du rythme veille-sommeil calqué sur l’alternance jour-obscurité.

Le sommeil de l’enfant

Chez l’enfant, le sommeil évolue de façon progressive :

  • Dès l’âge de trois mois, le sommeil agité laisse place au sommeil paradoxal ;
  • A partir de 9 mois, la structure du sommeil de l’enfant ressemble à celle de l’adulte ;
  • Entre 9 mois et six ans, la proportion de sommeil lent augmente par rapport au sommeil paradoxal. Le besoin de sieste disparaît progressivement.
  • Parallèlement, la durée de sommeil nécessaire diminue : d’environ 12 heures par nuit à l’âge de trois ans, elle passe à 10 heures par nuit à six ans, puis 9 heures par nuit à douze ans.
Le sommeil de l’adolescent

Chez l’adolescent, la structure du sommeil nocturne est proche de celle del’adulte. Toutefois, le sommeil lent profond, le plus récupérateur, a tendance à diminuer au profit du sommeil lent léger.

Le sommeil de l’adulte

La durée moyenne de sommeil est comprise entre 6 et 9 heures par nuit chez les adultes. Les cycles de sommeil durent environ 90 minutes, et une nuit est constituée de 4 à 6 cycles de sommeil. Chaque cycle de sommeil commence par du sommeil léger et se finit par du sommeil paradoxal. La proportion de sommeil profond est plus importante en début de nuit, tandis que les sommeils léger et paradoxal sont plus présents dans la deuxième partie de la nuit.

Le sommeil de la personne âgée

Avec l’âge, le rythme veille-sommeil se modifie : à partir de 60 ans, le sommeil est moins profond la nuit, les éveils nocturnes plus fréquents et plus longs. Le sommeil lent profond disparaît progressivement et le sommeil paradoxal diminue.

Nous ne sommes pas égaux devant le sommeil, que ce soit en termes de quantité de sommeil nécessaire ou d’heures idéales de coucher et de lever. En effet, si en moyenne un adulte a besoin de dormir sept à huit heures par nuit, il existe des « courts » et des « longs » dormeurs : les premiers peuvent se contenter de 5 ou 6 heures de sommeil, tandis que les seconds vont dormir 10, voire douze heures par nuit. La durée idéale d’une nuit de sommeil est celle qui donne le sentiment d’être en forme et efficace dès le lendemain matin.
Par ailleurs, l’horloge interne n’est pas réglée de la même façon chez tous : certains vont ressentir le besoin de se coucher tôt et se lèveront sans difficultés tôt le matin (ils sont « du matin ») tandis que d’autres seront plus en forme le soir et auront du mal à se lever tôt (ils sont « du soir »).

Bien dormir pour bien vivre, le rôle du sommeil.

Dormir n’est pas une perte de temps : le sommeil est indispensable à l’équilibre de l’organisme. En effet, il exerce un rôle de régulation des fonctions végétatives : respiration, circulation sanguine, digestion, pression artérielle, sécrétion et excrétion. Il a également un effet sur les fonctions psychiques : en particulier, c’est principalement au cours du sommeil paradoxal que se fixent les souvenirs et les apprentissages.

La privation de sommeil entraîne une baisse de la vigilance et de la capacité de concentration, des troubles de l’humeur… Sur le long terme, elle peut favoriser l’apparition d’un diabète ou d’une obésité.

L’insomnie.

Se caractérise par des difficultés d’endormissement, des réveils au cours de la nuit, un réveil précoce le matin et une sensation de sommeil non réparateur, depuis au moins un mois, survenant au moins trois fois par semaine. Elle a un retentissement dans la journée, fatigue, irritabilité, difficulté de concentration, troubles de l’humeur…
Les causes de l’insomnie
L’insomnie peut avoir des causes variées, mais l’anxiété, le stress et la dépression sont à l’origine de plus de la moitié des insomnies. Chez l’anxieux, ce sont les difficultés d’endormissement qui prédominent. La dépression se caractérise plutôt par des éveils précoces.
Certaines maladies peuvent également provoquer une insomnie : asthme, reflux gastro-œsophagien… Enfin, l’insomnie peut être liée à des facteurs environnementaux comme le bruit, la lumière, une température trop élevée dans la chambre…

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